Bientôt trois semaines après l’offensive lancée par les États-Unis et Israël contre des infrastructures militaires et nucléaires iraniennes, suivie de frappes de représailles de Téhéran dans le Golfe et au-delà, le conflit ne cesse de s’étendre. Du Liban à Gaza, en passant par le détroit d’Ormuz, les effets se cumulent : déplacements massifs, effondrement des services essentiels, flambée des prix du pétrole – et désormais, une inquiétude sanitaire d’une autre nature.
« Le pire scénario est un incident nucléaire, et c’est ce qui nous inquiète le plus », a averti Hanan Balkhy, directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la Méditerranée orientale, dans un entretien avec le média américain Politico. « Autant nous nous préparons, autant rien ne peut empêcher les dégâts qui surviendront […] dans la région – et à l’échelle mondiale si cela devait se produire – et les conséquences dureront des décennies ».
L’OMS se prépare, dit-elle, à un incident « au sens large », qu’il s’agisse d’une frappe sur une installation nucléaire ou de l’utilisation d’une arme. « Nous y réfléchissons, et nous espérons vraiment que cela n’arrivera pas ».
Source: Onu

