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Bénin-Élections: Nicéphore Soglo appelle à voter Wadagni

L'ancien président du Bénin Nicéphore Soglo encourageant son candidat, Romulad Wadagni

Ce jeudi 2 avril 2026, les départements du Zou et du Plateau ont été le théâtre  de la mobilisation historique du duo de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata. Des artères historiques d’Abomey aux marchés animés de Bohicon, la journée a pris des allures de référendum populaire, illustrant une nouvelle fois que le candidat n’a aucune zone tabou et s’adresse à tous les Béninois sans exception.

Par Tiéga Safiou Fannikoi, envoyé spécial 

À Bohicon, la foule s’est figée un instant, puis a explosé de joie en apercevant l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo. Malgré une mobilité réduite qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant, l’ancien chef de l’État a tenu à être physiquement présent pour apporter son soutien au candidat. Dans un silence respectueux, l’homme qui a marqué l’histoire du renouveau démocratique a pris la parole, la voix ferme, pour lancer un appel solennel: “Le Bénin a besoin de stabilité. Ne gâchez pas les acquis. Je vous invite à soutenir ce duo pour continuer le travail”.

Ces quelques mots, lourds de sens, agissent comme un électrochoc. Ce ralliement de taille achève de convaincre les derniers sceptiques que Romuald Wadagni est fiable, crédible et le garant de l’intérêt supérieur de la nation béninoise. En s’engageant à ses côtés, Nicéphore Soglo désigne clairement le candidat comme l’héritier naturel de la rigueur et de la vision d’État.

-Bohicon et Abomey: une adhésion populaire sans faille-

Dès les premières heures, les villes: Agbangninzoun, puis Bohicon et Abomey ont été submergées par une marée humaine vêtue de l’orange emblématique de la campagne. La région s’est arrêtée de tourner. Sur la place devant la porte du Musée d’Abomey dans le centre du Bénin, la foule était si compacte qu’il était difficile de distinguer le bitume. Les têtes couronnées locales, les dignitaires religieux et les forces vives du département du Zou étaient au rendez-vous.

L’accueil vibrant, marqué par des mobilisations massives et des scènes de liesse, témoigne de l’acceptation de Romuald Wadagni par les populations. Les habitants ne voient plus en lui un adversaire, mais un porteur d’espoir, capable de porter leurs aspirations et de relever les défis auxquels ils sont confrontés.

Face à une foule en liesse, le candidat Romuald Wadagni s’est montré combatif, affirmant sa stature d’homme d’État. Il a présenté les grandes lignes de son projet de société “Plus loin ensemble” en mettant l’accent sur la transformation structurelle du département. Le ton est monté d’un cran lorsqu’il a déclaré avec force: “Regardez autour de vous. Les routes bitumées, les marchés modernes, ce n’est pas de la magie, c’est le fruit d’une gestion rigoureuse. Nous ne pouvons pas retourner en arrière. Je vous demande un ticket de sortie dès le premier tour pour continuer à transformer le Bénin”.

Il a également salué la mémoire des rois d’Abomey, se présentant comme le garant de l’unité nationale. Son message est clair : s’il est élu, il sera le Président de tous, garant d’un développement équilibré qui n’exclut aucune région. Les femmes constituaient la force de frappe principale de cette mobilisation. Alimatou, commerçante à Bohicon, a résumé l’enthousiasme général en listant les acquis: nouveaux marchés construits, crédits Alafia octroyés aux femmes, cantines scolaires pour les enfants. “Un enfant sage écoute son père, a-t-elle conclu en désignant l’ancien président Soglo. Nous allons toutes sortir voter le 12 avril”. Bernadette, présidente d’une association à Abomey, a renchéri: “Romuald Wadagni a géré l’argent du pays sans le voler. Nous lui faisons confiance les yeux fermés”. 

Wadagni, l’héritier légitime

Cette étape dans le Zou confirme la stratégie de proximité du duo. Eu égard à l’engouement observé, il ne fait l’ombre d’aucun doute que ces départements apportent un soutien franc à la candidature de Romuald Wadagni. La tournée doit se poursuivre en direction de Covè, puis dans le département du Plateau, à seulement 47 kilomètres de Cotonou, pour sceller définitivement cette dynamique d’unité nationale.



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