Le candidat à la présidentielle Romuald Wadagni a déclaré dimanche à Natitingou que la lutte contre la pauvreté serait au cœur de son programme. Il met l’accent sur l’autonomisation des femmes et le développement économique local.
Par Adjikê Aboudou
À Natitingou, Romuald Wadagni a livré bien plus qu’un discours de campagne. Il s’agit d’une vision structurée du développement, centrée sur la lutte contre la pauvreté et la transformation sociale par le bas. En plaçant les femmes au cœur de son projet, le candidat fait le pari d’un levier souvent sous-exploité mais déterminant. Éducation, accès au financement, autonomisation économique: autant de piliers qu’il entend renforcer pour enclencher une dynamique durable de prospérité partagée.
Mais au delà des intentions, c’est une approche territorialisée du développement qui se dessine. Wadagni insiste sur la nécessité de partir des réalités locales, de soutenir l’entrepreneuriat et de bâtir un tissu économique capable de générer des opportunités concrètes, notamment pour les jeunes. Son discours met également en avant une gouvernance de proximité, en rupture avec une perception souvent distante de l’action publique. Une promesse d’écoute et de présence qui pourrait séduire dans un contexte de forte attente sociale.
Enfin, en rappelant l’importance de la sécurité et de la stabilité, le candidat ancre son projet dans une vision globale: celle d’un développement qui ne peut s’affranchir ni des conditions sécuritaires, ni de la confiance entre l’État et les citoyens. Romuald Wadagni esquisse ainsi les contours d’un projet qui se veut à la fois inclusif, pragmatique et ancré dans les réalités du terrain.

