Au lendemain de la publication des grandes tendances de l’élection présidentielle par la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), créditant Romuald Wadagni d’une avance décisive, le président élu a livré sa première déclaration officielle, dans un registre empreint de sobriété et de rassemblement.
Par Irene Herman
Revenant sur le scrutin du 12 avril, Romuald Wadagni a salué le bon déroulement des opérations électorales sur l’ensemble du territoire ainsi que dans les représentations diplomatiques, mettant en avant le professionnalisme des autorités en charge de l’organisation. Selon lui, ces conditions ont permis aux citoyens d’exercer leur droit de vote dans la ferveur, la convivialité et la discipline.
Dans un geste d’ouverture, il a également rendu hommage à son principal rival, Paul Hounkpè, qui lui a adressé ses félicitations avant la confirmation officielle des résultats. Il a salué un comportement républicain, y voyant un signal positif pour la consolidation démocratique du pays. Accueillant sa victoire avec humilité, le futur chef de l’État béninois a insisté sur sa dimension collective. Il a souligné l’engagement des électeurs, des partis politiques, des organisations syndicales et de la société civile, ainsi que la mobilisation de la diaspora béninoise.
Dans un contexte international marqué par l’incertitude, il a mis en avant l’impératif d’unité nationale, qu’il considère comme un levier essentiel pour faire face aux défis à venir. Il a estimé que l’ampleur des tendances annoncées traduisait une attente forte de cohésion et de stabilité. Le président élu a par ailleurs évoqué l’existence d’un « consensus national« , affirmant son intention d’en tenir compte dans la conduite de l’action publique au cours de son mandat.
S’inscrivant dans une logique de continuité institutionnelle, il a salué le bilan du président sortant, Patrice Talon, et les « bases solides » posées ces dernières années. Il a exprimé sa volonté de poursuivre les réformes engagées afin de renforcer la modernisation du Bénin et d’améliorer les conditions de vie de ses citoyens, tant sur le territoire national qu’au sein de la diaspora. Cette première prise de parole dessine les contours d’une présidence orientée vers la stabilité, la continuité des politiques publiques et la recherche d’un consensus élargi.

