Ce mardi 31 mars 2026, à plus de 350 kilomètres de Cotonou, Tchaourou, haut lieu du nord-Borgou, et Savè, cité industrielle des Collines en quête de renouveau, ont vibré au rythme d’une mobilisation historique. Ces deux localités longtemps perçues comme les fiefs de l’ancien Président Boni Yayi sont devenues le théâtre d’un tournant décisif. En s’y rendant, le candidat Romuald Wadagni et sa colistière Mariam Chabi Talata ont prouvé qu’il n’existe, à leurs yeux, aucune zone tabou. Ils incarnent ainsi une vision claire: celle d’un Bénin uni et inclusif, où le développement ne saurait exclure aucune région.
Par Tiéga Safiou Fannikoi, envoyé special
À Tchaourou, face à une foule compacte de producteurs de maïs et de soja, le candidat a pris des engagements forts, en écho aux cris du cœur des populations. « L’agriculture va bénéficier d’une grande partie de nos énergies. Pour le soja, nous allons retenir avec l’interprofession une homologation des prix« , a-t-il martelé, avant d’annoncer un projet structurant: la reconstruction du pont sur le fleuve de l’Okpara. Une promesse qui scelle sa détermination à désenclaver la région.
À Savè, l’émotion a gagné les chasseurs venus en tenue traditionnelle, acclamant celui qui a salué leur rôle dans la préservation de la paix. « La chasse, c’est d’abord la protection de la cité. Nous allons nous asseoir ensemble pour faire de votre métier une vraie profession« , a déclaré Romuald Wadagni, avant de ressusciter l’espoir industriel de la localité. « Savè était une grande cité industrielle il y a vingt ans. Je vous donne ma parole : nous allons ressusciter la société sucrière et faire en sorte que cette unité soit plus grande qu’avant« . Il a également évoqué l’exploitation des gisements de granit ornemental pour créer des emplois et développer l’exportation.
Sur place, l’adhésion populaire était sans équivoque. L’accueil vibrant, marqué par des mobilisations massives et des scènes de liesse, témoigne de l’acceptation de Romuald Wadagni par Savè et Tchaourou. Les populations ne voient plus en lui un adversaire, mais un porteur d’espoir. À cela s’ajoute le ralliement de Chabi Yayi, fils de l’ancien Président, qui a achevé de convaincre les derniers sceptiques : le candidat de la mouvance présidentielle est fiable, crédible, et garant de l’intérêt supérieur de la nation.
Ce qui frappe au fil des étapes, c’est la capacité du duo à incarner une stature d’Homme d’État. Les cris de ralliement repris en chœur par des milliers de voix, les gestes sobres mais précis, la main tendue vers les jeunes perchés sur les arbres : tout, dans sa gestuelle, dit la proximité. À Savè comme à Tchaourou, les populations ne se sont pas contentées d’écouter ; elles ont porté leur candidat, transformant chaque arrêt en une communion où la politique devient promesse de lendemains meilleurs.
Eu égard à l’engouement observé, il ne fait l’ombre d’aucun doute: Tchaourou et Savè apportent un soutien franc à la candidature de Romuald Wadagni, désormais rampe de lancement vers le Bénin de demain.

