À quelques semaines du scrutin, la dynamique s’intensifie à travers tout le territoire, des quartiers animés de Cotonou et Porto-Novo aux communes comme Allada et jusqu’aux localités les plus reculées. Portés par une campagne de proximité fondée sur l’écoute, le dialogue et des engagements concrets, les Béninois abordent ce rendez-vous décisif avec à la fois lucidité et espoir. Entre bilan assumé et projection ambitieuse, la vision portée par le duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata suscite une adhésion transversale. Infostime a rencontré Adjoa, 19 ans, primo-votante, et Farid, 70 ans, témoin de plusieurs décennies de vie politique. Deux générations, un même choix éclairé : celui de faire confiance à un projet structuré, ancré dans les réalités et tourné vers l’avenir.
Par Tiéga Safiou Fannikoi
À 19 ans, Adjoa s’apprête à vivre un moment fondateur: son premier passage aux urnes. Élève appliquée, habitante de Allada, elle incarne cette jeunesse attentive, exigeante et résolument tournée vers l’avenir. Pour elle, pas question de voter par réflexe. « Je voulais comprendre, écouter et juger sur des propositions concrètes« , confie-t-elle. C’est au fil des lectures et des échanges qu’elle découvre une campagne qui rompt avec les codes traditionnels : une démarche fondée sur le dialogue, la pédagogie et des engagements territoriaux clairs. Ce qui la marque profondément, c’est cette volonté de rapprocher les opportunités des citoyens. « Pendant longtemps, tout semblait se jouer à Cotonou. Aujourd’hui, on nous parle de pôles de développement qui valorisent chaque territoire. Ça change tout« , explique- t- elle avec enthousiasme.
Pour Adjoa, l’ambition de créer des hubs de formation de pointe et des unités industrielles accessibles localement est une révolution silencieuse. « Pouvoir me former, réussir et construire mon avenir sans quitter ma région, c’est concret, c’est possible« , affirme-t-elle. Elle salue également les innovations dans l’éducation, entre digitalisation du suivi scolaire et inclusion des enfants déscolarisés. « Pour la première fois, je me sens écoutée et prise en compte », conclut-elle. Une adhésion qui illustre cette mobilisation croissante des jeunes autour d’une vision inclusive et moderne.
–Farid mise sur la continuité sans illusion–
À plusieurs centaines de kilomètres et à l’autre extrémité du parcours de vie, Farid, 70 ans, observe avec recul mais aussi avec confiance. Installé à Porto-Novo après une vie d’agriculteur, il a connu les espoirs déçus comme les promesses non tenues. Aujourd’hui, son regard est plus exigeant : « Je ne me contente plus des paroles, je regarde la cohérence et les résultats« . Ce qui le convainc, c’est la continuité entre les réalisations et les engagements portés par Romuald Wadagni. Une vision structurée, appuyée sur des avancées concrètes, mais surtout une attention portée aux plus vulnérables. « Ce que je vois, c’est une volonté de ne laisser personne de côté« , souligne-t-il.
Farid est particulièrement sensible aux mesures sociales : identification des ménages vulnérables, dispositifs d’assistance, accompagnement des personnes âgées. « À mon âge, ce qui compte, c’est de sentir qu’on existe encore dans la société. Quand on parle de visites à domicile ou de prise en charge des plus fragiles, je me dis qu’il y a une vraie humanité derrière« , confie-t-il. Il évoque aussi les efforts pour améliorer l’accès à l’eau et réhabiliter les quartiers, des actions qui redonnent dignité et fierté. « L’eau, c’est la base. Et quand on améliore notre cadre de vie, on redonne espoir« , ajoute-t-il avec gravité.
Entre Adjoa et Farid, deux générations, deux trajectoires, mais une même conviction qui émerge : celle d’un projet qui rassemble, écoute et propose. Une dynamique portée par une mobilisation populaire grandissante, où chaque citoyen, du plus jeune au plus expérimenté, trouve sa place dans un contrat de confiance en construction.

