
Le gouvernement nigérian a annoncé le samedi 19 septembre 2026, la création d’une commission d’enquête indépendante après la mort de 37 personnes alors qu’elles se trouvaient en détention dans l’État du Niger, dans le centre-ouest du pays. L’objectif est de déterminer les circonstances exactes de ces décès et d’établir d’éventuelles responsabilités.
Par Richard Wantchukwu
Les 37 hommes avaient été arrêtés les 16 et 17 septembre par des agents du Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC), dans le cadre d’une opération visant des personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’exploitation minière illégale. Selon les premières informations communiquées par les autorités, une importante partie des détenus serait décédée alors qu’elle se trouvait dans les locaux du NSCDC. Une première explication évoquant une possible épidémie a toutefois été remise en question par des témoignages de survivants.
Ces derniers affirment notamment que les détenus étaient maintenus dans une cellule fortement surpeuplée et insuffisamment ventilée. Ces témoignages ont alimenté des interrogations sur les conditions de détention et sur les circonstances ayant précédé les décès. Face à ces révélations, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a ordonné l’ouverture d’une enquête indépendante. Le ministère de l’Intérieur a également annoncé la suspension du commandant du NSCDC dans l’État du Niger ainsi que de 20 autres agents qui seraient liés à l’affaire.
La commission, composée de dix membres, doit examiner les conditions dans lesquelles les personnes ont été arrêtées et détenues, ainsi que les circonstances de leur mort. Elle devra également déterminer si des actes de négligence ou d’éventuelles violations des procédures ont pu contribuer au drame. Des autopsies doivent par ailleurs être réalisées afin de déterminer scientifiquement les causes des décès. Les résultats de ces examens seront essentiels pour départager les différentes hypothèses actuellement avancées.
La commission dispose de deux semaines pour remettre son rapport aux autorités. Le gouvernement nigérian affirme vouloir faire toute la lumière sur cette affaire, alors que les décès de personnes placées sous la responsabilité de l’État suscitent de nombreuses interrogations sur les conditions de détention et le respect des droits des personnes arrêtées. Pour l’heure, aucune conclusion définitive ne permet d’établir la cause exacte des 37 décès. Les résultats de l’enquête et des autopsies seront donc déterminants pour comprendre ce qui s’est réellement passé dans les locaux du NSCDC.














