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ONU : Macky Sall se retire de la course

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L'ancien président du Sénégal Macky Sall lors du lancement du dialogue national le 28 mai 2019 à Dakar | AFP | Seyllou

L’ancien président sénégalais a annoncé samedi, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Macky Sall renonce ainsi à sa volonté de succéder à António Guterres. Une décision qui relance les tractations au sein du Conseil de sécurité.

Par Irene Herman

L’annoncé a été faite au lendemain d’un vote informel défavorable au Conseil de sécurité. Selon les résultats, il a recueilli cinq avis favorables contre dix avis défavorables, révélant les difficultés de sa candidature à rallier un soutien suffisant. Présentant sa décision comme un acte de responsabilité, Macky Sall espère que ce retrait contribuera à l’émergence d’une candidature consensuelle. Une ambition qui intervient alors que les grandes puissances poursuivent leurs consultations sur le choix du successeur d’António Guterres.

La désignation du prochain secrétaire général dépasse la simple compétition entre personnalités. Elle cristallise des enjeux de représentation régionale, d’équilibre des puissances et de crédibilité du multilatéralisme. Macky Sall a notamment évoqué la possibilité qu’une candidature issue de l’Amérique latine et des Caraïbes, éventuellement portée par une femme, bénéficie d’une dynamique favorable.

Si son retrait peut faciliter les négociations, il ne garantit pas pour autant l’émergence immédiate d’un candidat capable de rallier les quinze membres du Conseil de sécurité, dont les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. Pour l’Afrique, le retrait de Macky Sall marque un revers dans cette compétition, sans effacer les interrogations sur sa place dans la gouvernance mondiale. L’ancien président sénégalais a d’ailleurs réaffirmé la nécessité de réformer les Nations unies afin de renforcer leur efficacité face aux crises internationales.

Désormais, l’enjeu est de parvenir à un compromis susceptible de dépasser les rivalités géopolitiques. Car, au-delà des ambitions individuelles, la succession à la tête de l’ONU constitue un test majeur pour une organisation confrontée aux divisions internationales et à l’urgence de restaurer la confiance dans l’action collective.