
Romuald Wadagni a prêté serment au Palais des congrès de Cotonou comme président du Bénin ce dimanche 24 mai 2026. A cette occasion, il s’est engagé à consolider les acquis démocratiques, approfondir la transformation économique et répondre aux défis sociaux et sécuritaires auxquels fait face ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Par Irene Herman
Devant la Cour constitutionnelle, le corps diplomatique et une foule de citoyens, Wadagni a adopté un ton de continuité et de détermination. Il a rendu hommage à son prédécesseur, Patrice Talon, saluant une décennie de renouveau. « Ce parcours a exigé des efforts et de la discipline. Je veux rendre hommage au président Patrice Talon qui, avec détermination, a rendu cette renaissance possible », a-t-il déclaré.
Le nouveau chef de l’État a également clairement indiqué sa volonté de traduire les progrès macroéconomiques en améliorations tangibles du quotidien. « Une croissance nationale n’a de sens que lorsqu’elle devient visible dans la vie ordinaire des populations », a-t-il affirmé. Dans un discours structuré comme une série de promesses directes, Wadagni s’est adressé aux principales composantes de la société béninoise.
Aux jeunes, il a dit que le Bénin croit en eux et leur offrira les chances de réussir chez eux. Aux femmes, il a promis un meilleur accès au financement, à la propriété, à la protection sociale et aux responsabilités. Aux agriculteurs, il a annoncé un accès renforcé à la mécanisation, aux semences adaptées, aux financements ainsi qu’un nouveau système de protection sociale agricole. À la diaspora et aux descendants des personnes déplacées lors de la traite transatlantique, il a indiqué : « Le Bénin sera toujours la maison de retour. Notre porte demeure ouverte et notre mémoire fidèle ».
Dans un contexte sécuritaire régional préoccupant, marqué par la progression du terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest côtière, Wadagni a cherché à projeter calme et fermeté. « Le Bénin ne cédera ni à la peur ni au relâchement. L’État sera ferme face à tout ce qui menace notre cohésion et notre sécurité », a-t-il dit. Au-delà de l’investissement militaire, il a plaidé pour une approche élargie de la sécurité, reposant sur les services sociaux de base, les opportunités économiques locales et la présence effective de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Sur le plan régional, le nouveau président a souligné la nécessité d’une action collective.« Dans une sous-région confrontée au péril terroriste, nous sommes condamnés à travailler ensemble », a-t-il affirmé, réitérant la disponibilité du Bénin à coopérer avec ses voisins pour bâtir « une Afrique puissante » à travers ses propres choix stratégiques.
Le président Wadagni a par ailleurs reconnu les attentes qui accompagnent son mandat. « Je connais les attentes immenses qui accompagnent ce mandat. Je connais aussi les impatiences et parfois les inquiétudes de certains d’entre vous », a-t-il confié. Il a ensuite pris un engagement simple : « Je servirai le Bénin avec intégrité, courage et avec constance. Je servirai avec la conscience permanente que le pouvoir n’est jamais un privilège personnel, mais une responsabilité devant le peuple et devant l’histoire ». Il conclut par un vœu pour la nation : « Que le Bénin demeure libre. Que le Bénin se tienne debout, toujours plus haut. Et qu’ensemble, nous allions plus loin ».
















