
Le Conseil de sécurité a estimé que les conditions ne sont pas encore réunies pour organiser des élections « crédibles, pacifiques et inclusives » au Soudan du Sud le 22 décembre. La Représentante spéciale de l’ONU, Anita Kiki Gbeho, a appelé les acteurs politiques à reprendre le dialogue afin de préserver l’Accord revitalisé de paix de 2018 et de restaurer la confiance.
Par Irene Herman
Les inquiétudes portent sur la dégradation de la situation politique et sécuritaire, marquée par la détention du Premier Vice-Président Riek Machar, la poursuite des affrontements entre forces gouvernementales et groupes d’opposition, ainsi que des violences intercommunautaires.
Si le Gouvernement assure que le scrutin pourra se tenir comme prévu, plusieurs membres du Conseil ont jugé que des préparatifs essentiels, notamment l’enregistrement des électeurs et les dispositifs de sécurité, restent inachevés. Ils ont averti qu’un scrutin mal préparé risquerait de raviver les tensions plutôt que de consolider la paix.
Lors des discussions, les intervenants ont également souligné la gravité de la crise humanitaire et appelé à une mise en œuvre intégrale de l’Accord de paix, tout en réaffirmant le rôle essentiel des femmes dans le processus politique.














