
L’ancien président béninois Patrice Talon a été élu, ce jeudi 6 août 2026, premier président du Sénat. Cette élection marque une nouvelle étape dans la mise en place des institutions prévues par la révision constitutionnelle de 2025. Elle intervient moins de trois mois après son départ de la présidence de la République, au terme de deux mandats successifs.
Par Irene Herman
L’élection de Patrice Talon à la présidence de cette nouvelle institution le place désormais au cœur de la vie parlementaire, après dix années passées à la tête de l’exécutif. Le Sénat, institué dans le cadre des réformes engagées sous la présidence de Patrice Talon, devient la deuxième chambre du Parlement béninois. Sa création vise à renforcer l’architecture institutionnelle du pays en complétant le rôle de l’Assemblée nationale dans le processus législatif et le contrôle des politiques publiques. Conformément aux dispositions constitutionnelles, les anciens présidents de la République siègent de droit au Sénat.
Le scrutin intervient dans un contexte de transition politique marqué par l’arrivée au pouvoir du président Romuald Wadagni, investi en mai 2026 après l’élection présidentielle. Le transfert du pouvoir s’est déroulé dans le respect des dispositions constitutionnelles limitant le nombre de mandats présidentiels.
L’accession de Patrice Talon à la présidence du Sénat est, selon ses partisans, la garantie d’ une continuité institutionnelle. « Elle permettra au pays de bénéficier de l’expérience d’un ancien chef de l’État », confie Babagbéto Foumilayo, sympathisant de M. Talon. Dans le même temps, d’autres estiment que cette nouvelle fonction pourrait maintenir une influence significative de l’ancien président sur les orientations politiques nationales.
Dans l’un ou l’autre des deux cas, l’installation du Sénat constitue l’une des principales évolutions institutionnelles qu’a connues le Bénin ces dernières années. Les travaux de cette nouvelle chambre seront particulièrement suivis, alors que le pays poursuit la consolidation de ses institutions et l’adaptation de son système politique aux réformes constitutionnelles récentes.















