
A l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril, la campagne s’intensifie au Bénin. Le candidat de la mouvance au pouvoir, Romuald Wadagni, accompagné de sa colistière Mariam Chabi Talata, a effectué ces derniers jours une tournée dans plusieurs localités du centre et du sud-est du pays, notamment à Covè, Kétou et Pobè.
Par José Houngbo
Dans ces régions à forte densité électorale, les rassemblements organisés ont attiré des foules importantes, illustrant les efforts du camp présidentiel pour consolider son assise territoriale à quelques jours du scrutin. A Covè, dans le département du Zou, au centre du Bénin, la mobilisation observée lors du meeting principal a mis en évidence l’importance stratégique accordée aux bastions ruraux, où la participation électorale pourrait s’avérer déterminante. La tournée s’est poursuivie à Kétou, ville historique du sud-est béninois, où les échanges avec les populations ont porté sur des questions économiques et sociales, notamment l’emploi des jeunes et l’implication de tous dans le développement local. Le candidat a insisté sur la continuité des politiques engagées ces dernières années, dans la lignée du président sortant Patrice Talon.
A Pobè, commune frontalière du Nigeria, le rassemblement a également connu une forte affluence. Dans cette région marquée par des enjeux économiques transfrontaliers, le discours du duo Wadagni–Talata a mis l’accent sur la sécurité, la coopération régionale et le renforcement des opportunités économiques.
Cette série de sensibilisations et déplacements s’inscrit dans une stratégie classique de campagne de terrain, visant à établir un contact direct avec les électeurs et à mobiliser les structures locales. Elle intervient dans un contexte où le scrutin du 12 avril est perçu comme un test majeur pour la stabilité politique et institutionnelle du pays.
Le Bénin, souvent présenté comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest, aborde cette échéance dans un environnement régional marqué par des défis sécuritaires croissants et des incertitudes économiques. Dans ce contexte, la capacité des candidats à mobiliser au niveau local pourrait jouer un rôle décisif dans l’issue du vote. A mesure que la campagne entre dans sa phase finale, les déplacements comme celui du duo Wadagni–Talata à Covè, Kétou et Pobè témoignent de l’intensification des efforts pour convaincre un électorat appelé à arbitrer entre continuité et recomposition politique.















