
Les autorités chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont réaffirmé à Lungi, en Sierra Leone, leur engagement en faveur du lancement de l’ECO, la future monnaie unique de l’organisation régionale, à l’horizon 2027. Cette décision a été entérinée lors de la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.
Par Moubarack ASSOUMBOLO
Conçu comme l’un des projets les plus ambitieux de la CEDEAO, l’ECO vise à doter les États membres d’une monnaie commune afin de faciliter les échanges commerciaux, réduire les coûts des transactions transfrontalières et renforcer la compétitivité des économies régionales.
À travers cette nouvelle feuille de route, les dirigeants ouest-africains affichent leur volonté d’accélérer l’intégration économique et monétaire de la sous-région.
Au-delà de la simplification des échanges, la future monnaie unique est également présentée comme un levier pour consolider la stabilité macroéconomique, attirer davantage d’investissements et accroître la résilience des économies ouest-africaines face aux chocs extérieurs. Les responsables de la CEDEAO estiment qu’elle contribuera à renforcer le marché commun et à approfondir l’intégration régionale.
Le projet de l’ECO a toutefois connu plusieurs reports au fil des années, les États membres peinant à satisfaire les critères de convergence économique et budgétaire nécessaires à son entrée en vigueur. Les disparités entre les économies de la région, les contraintes budgétaires et les crises successives ont retardé sa mise en œuvre.
En maintenant l’échéance de 2027, la CEDEAO entend relancer la dynamique autour de ce chantier stratégique. Si le calendrier est respecté et que les conditions de convergence sont réunies, l’ECO pourrait constituer une étape décisive dans la construction d’un espace économique plus intégré et renforcer la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest.













