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Liban : lourd bilan malgré le cessez-le-feu

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© HCR/Houssam Hariri

La trêve censée apaiser les tensions entre Israël et le Liban n’a pas mis fin aux violences. Se référant aux chiffres communiqués par le ministère libanais de la Santé et relayés par plusieurs médias, les frappes israéliennes menées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu auraient causé la mort d’au moins 380 personnes.

Par José Houngbo

Dans le sud du Liban, plusieurs localités continuent d’être touchées par des bombardements réguliers. Des raids aériens ont notamment été signalés dans la région de Kfar Dounine, où des habitants décrivent une situation marquée par la peur et l’incertitude. Malgré l’annonce de la trêve, de nombreux civils affirment ne pas avoir retrouvé un quotidien normal. Les autorités libanaises dénoncent une violation répétée de l’accord de cessez-le-feu et évoquent un lourd bilan humain, auquel s’ajoutent des centaines de blessés et d’importants dégâts matériels. Des milliers de familles auraient également été contraintes de quitter leurs habitations, aggravant une crise humanitaire déjà fragile dans le pays.

De son côté, Israël affirme poursuivre des opérations ciblées contre des positions et infrastructures liées au Hezbollah. L’armée israélienne soutient agir pour empêcher toute menace à proximité de sa frontière nord et accuse le mouvement chiite d’utiliser certaines zones civiles comme bases d’opérations. La communauté internationale suit avec inquiétude l’évolution de la situation. Plusieurs organisations humanitaires appellent à un respect strict de la trêve et à la protection des populations civiles. Les Nations unies ont, à plusieurs reprises, exhorté les deux parties à éviter toute escalade susceptible d’embraser davantage la région.

Les tensions persistent. Et, beaucoup craignent que la trêve ne reste qu’un accord fragile incapable d’empêcher une reprise plus large des affrontements. Pour les habitants du sud du Liban, le cessez-le-feu apparaît aujourd’hui davantage comme une pause précaire que comme un véritable retour à la paix.