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New York : le débat général de l’ONU s’ouvre sur fond de tensions

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UN Photo/Loey Felipe

Le débat général annuel de l’ONU a commencé ce mardi 22 septembre 2026 au siège de l’organisation à New York. A cette occasion, les délégations se sont penchées sur la question du pouvoir, identifiée par le Secrétaire général comme la cause commune des crises actuelles : conflits, climat, intelligence artificielle.

Par Irene Herman

Pour sa dernière intervention en tant que Secrétaire général, António Guterres a averti d’un risque de monde fragmenté où la coopération céderait la place aux calculs égoïstes. Il a plaidé pour un monde multipolaire fondé sur le droit international, affirmant que le véritable pouvoir consiste à construire un avenir profitant à tous plutôt qu’à dominer. Le Président de l’Assemblée Générale, Khalilur Rahman, a souligné que l’ONU perdure non par perfection mais parce qu’elle demeure irremplaçable.

Donald Trump, président du pays hôte, prenant la parole a quant à lui défendu l’usage de la puissance militaire américaine, évoquant l’Iran, le Venezuela, Cuba et les frappes contre les cartels de la drogue. Il s’est aussi félicité d’avoir mis fin à plusieurs conflits, dont celui de Gaza, et d’avoir réduit le budget et les effectifs de l’ONU. Dans le même temps, plusieurs dirigeants dont le brésilien Lula da Silva, le français Emmanuel Macron, le turque Tayyip Erdoğan et le Roi Jordanien Abdallah II ont critiqué l’usage abusif de la puissance, notamment le droit de veto au Conseil de sécurité, les zones d’influence, et la situation à Gaza et en Cisjordanie, qualifiée par certains de crime de guerre voire de tentative génocidaire.

Parlant justement du Conseil de sécurité, occasion pour l’Angola et la Sierra Leone de réclamer une meilleure représentation de l’Afrique au sein de l’organe. D’autres délégations, comme le Pérou et le Kirghizistan, ont quant à elles, mis en garde contre l’imposition de valeurs ou l’usage arbitraire des sanctions. Concernant l’intelligence artificielle, Antonio Guterres a appelé à une régulation mondiale coordonnée de l’IA. Emmanuel Macron a proposé un modèle open source. Donald Trump, à l’inverse, s’est opposé à tout mécanisme mondial de contrôle, préférant parler de « super-intelligence » et affirme  que les vainqueurs de cette course technologique domineront.