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Onu: la guerre des mots entre Palestine et Israël et le plaidoyer libéral de pays en développement

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©UN Web TV

Au troisième jour du rendez-vous annuel des États Membres de l’ONU, le Président de l’État de Palestine, privé cette année encore de visa d’entrée aux États-Unis, s’est adressé depuis Ramallah à la même assemblée qui, il y a un an, adoptait la Déclaration de New York pour relancer la solution des deux États.  Il a imputé la  destruction de cette dernière aux politiques israéliennes qui, à Gaza et en Cisjordanie occupées, pourraient désormais conduire à celle du peuple palestinien sur sa propre terre. 

Par Irene Herman 

Le Président Mahmoud Abbas a également réaffirmé les engagements de l’Autorité palestinienne quant aux élections locales de novembre 2027 et demandé à l’ONU d’empêcher de nouveaux massacres, de protéger l’UNRWA et de faire appliquer la résolution 2334 contre la colonisation.

En réponse, le Premier Ministre Netanyahu a rejeté les accusations de génocide, évoquant un  huitième front médiatique contre Israël, accusé le Qatar de financer des « médias toxiques », qualifié le président turc de « bourreau », et attaqué directement le maire de New York Zohran Mamdani et son épouse. Il a aussi affirmé que de nombreux pays le remerciaient en privé d’avoir empêché l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.

C’est dans ce branle bas que des pays en développement tels que : la Bolivie, le Zimbabwe, la Colombie et le  Ghana ont vanté un tournant pro-marché, invitant les investisseurs étrangers et revendiquant une croissance sans l’aide des institutions financières internationales. Abordant les revendications décoloniales, des pays comme le Ghana, la Somalie et le Barbados ont salué la reconnaissance de la traite négrière comme « crime contre l’humanité le plus grave ». Les Comores ont dénoncé les actions unilatérales françaises sur Mayotte. 

Concernant l’ONU et le climat, plusieurs pays dont entre autres, le Portugal, la Gambie et le Sénégal ont réclamé une réforme du Conseil de sécurité qui inclut l’Afrique, le Brésil et l’Inde. L’Union Européenne de son côté a présenté son initiative « Partners for Multilateralism ». Sur le climat, Népal, Nigéria et Fidji ont insisté sur la responsabilité des pays historiquement pollueurs et la vulnérabilité des États insulaires, tandis que les Pays-Bas ont appelé à accélérer la transition énergétique.