
Au Congo, Denis Sassou Nguesso a officiellement prêté serment le 16 Avril 2026, pour un nouveau mandat présidentiel, prolongeant ainsi un règne politique qui s’étend sur plusieurs décennies. La cérémonie d’investiture, organisée à kintélé dans la capitale Brazzaville, s’est déroulée en présence de chefs d’État africains, de diplomates étrangers et de représentants des institutions nationales.
Par Irene Herman
Dans son discours inaugural, le président réélu a insisté sur les priorités de son mandat, notamment la diversification de l’économie, encore largement dépendante du pétrole, ainsi que la modernisation des infrastructures et le renforcement de la stabilité nationale. « Le Congo doit entrer résolument dans une nouvelle phase de son développement », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.
Cependant, cette investiture intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes. L’opposition conteste depuis plusieurs années les conditions des scrutins électoraux, dénonçant un manque de transparence et des restrictions des libertés publiques. Plusieurs organisations de la société civile ont également exprimé leurs inquiétudes quant à la gouvernance et au respect des droits fondamentaux.
Dans les rues de Brazzaville, les réactions à cette investiture restent partagées. Si certains saluent la continuité et la stabilité qu’incarne le chef de l’État, d’autres aspirent à une alternance politique et à des réformes plus profondes. Entre promesses de développement et appels à une gouvernance plus inclusive, le défi pour le président sera de convaincre au-delà de son socle traditionnel de soutien et de répondre aux aspirations d’une population en quête de progrès tangible.
Denis Sassou N’Guesso, a été réélu pour un cinquième mandat avec 94,82 % des voix, dès le premier tour de l’élection présidentielle tenue le 15 mars 2026. Âgé de 82 ans, il dirige ce pays d’Afrique centrale riche en hydrocarbures depuis plus de quatre décennies cumulées. Au pouvoir de manière quasi continue depuis 1979 avec une interruption entre 1992 et 1997, il figure parmi les dirigeants les plus anciens du continent africain. Sa longévité politique repose sur une forte emprise institutionnelle, mais aussi sur un réseau d’alliances solides au sein du pays et à l’international.















