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Burkina Faso : le FMI débloque de nouveaux fonds

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Le Directeur général adjoint du Fonds monétaire international et le ministre burkinabé de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouveau soutien financier en faveur du Burkina Faso. C’était  à l’issue de la consultation de 2026 au titre de l’Article IV et de la cinquième revue de l’accord conclu dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC). 

Par Irene Heerman 

Cette décision s’accompagne d’une augmentation de 50 % du quota, soit 60,20 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), portant l’accès total du pays à 288,96 millions de DTS. Selon les responsables du fonds, ce montant sera immédiatement mis à la disposition des autorités burkinabè afin de renforcer leur capacité à faire face aux défis économiques actuels. Le FMI a également validé la première revue de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), ouvrant la voie à un décaissement immédiat supplémentaire de 16,42 millions de DTS. Ce financement vise à accompagner les réformes destinées à renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs extérieurs et aux défis de long terme.

L’institution financière salue les performances enregistrées par le Burkina Faso au cours de l’année 2025. L’économie a affiché une croissance de 5,3 %, principalement soutenue par la forte progression de l’activité minière, favorisée par la hausse des cours de l’or sur le marché international. En parallèle, les autorités ont réussi à améliorer sensiblement la situation des finances publiques grâce à une gestion budgétaire rigoureuse. Le déficit global est ainsi passé de 5,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 1,8 % en 2025, offrant au gouvernement une plus grande marge de manœuvre pour répondre aux incertitudes économiques.

Toutefois, le FMI met en garde contre les risques qui pèsent sur les perspectives économiques à court terme. La flambée des prix internationaux des engrais et des produits pétroliers, provoquée par le conflit au Moyen-Orient, exerce une pression croissante sur la balance des paiements et menace la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, l’institution recommande aux autorités de poursuivre une gestion prudente des finances publiques tout en mettant en place des mesures ciblées afin de protéger les populations les plus vulnérables.

À travers ces nouvelles décisions, le FMI réaffirme son soutien au programme de réformes économiques engagé par le Burkina Faso. Les nouveaux décaissements devraient permettre au pays de préserver la stabilité macroéconomique, de renforcer sa résilience face aux chocs extérieurs et de poursuivre ses efforts en faveur d’une croissance durable et inclusive, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes.