
Une cinquantaine de jeunes venus de tout le continent africain et de sa diaspora se sont réunis début août au Parlement du Ghana pour lancer un Parlement panafricain des jeunes pour la démocratie. Prochaine étape déterminante : la présentation publique de la Déclaration d’Accra, le 15 septembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la démocratie.
Par Irene Herman
Dans un peu plus d’une semaine, le monde aura les yeux tournés vers cette nouvelle génération d’acteurs démocratiques africains. Le 15 septembre 2026 marquera en effet la présentation officielle de la Déclaration d’Accra, texte fondateur né des travaux menés début août au Parlement du Ghana. Le choix de cette date n’est pas anodin : elle correspond à la Journée internationale de la démocratie, célébrée chaque année par les Nations Unies comme un moment consacré à l’état et au renforcement de la démocratie dans le monde.
Ce rendez-vous sera l’occasion pour les jeunes parlementaires panafricains de rendre publics leurs engagements communs sur plusieurs fronts jugés prioritaires : la participation effective des jeunes aux processus de décision politique, l’accès à des moyens de subsistance décents et à des services essentiels tels que l’énergie, l’accès à une information fiable et la lutte contre la désinformation, ainsi que les défis climatiques et écologiques liés à la transition durable.
Au-delà de ces thématiques, la Déclaration devrait également poser les bases de la création d’espaces panafricains permanents de dialogue, d’expérimentation et d’action, une manière, pour cette jeunesse mobilisée, de ne pas en rester à une déclaration d’intention mais de se doter d’outils concrets et durables pour peser sur les décisions démocratiques du continent. Le 15 septembre ne sera donc pas un simple point d’étape symbolique. Il s’agit du véritable acte de naissance politique de ce mouvement, le moment où les engagements pris à Accra se transformeront en feuille de route publique, scrutée par les partenaires institutionnels, diplomatiques et par la société civile africaine.
–Les origines du projet : trois jours de travaux à Accra-
Cette échéance du 15 septembre est l’aboutissement d’un premier temps fort qui s’est tenu du 3 au 5 août 2026, en plein mois de la jeunesse au Ghana et à quelques jours de la Journée internationale de la jeunesse. Près de cinquante participants, dont 13 des 14 jeunes parlementaires élus, accompagnés d’une délégation de jeunes Ghanéens, ont travaillé pendant trois jours au Parlement du Ghana autour des défis démocratiques du continent et des conditions nécessaires à des sociétés africaines plus inclusives, responsables et résilientes.
À l’issue de ces travaux, les participants ont signé un communiqué final actant leur engagement commun à élaborer la future Déclaration d’Accra posant ainsi la première pierre de ce qui sera dévoilé le 15 septembre. Le choix de la capitale ghanéenne pour cette session fondatrice porte lui aussi une forte charge symbolique. Accra est étroitement associée à l’histoire des indépendances africaines et à la naissance du panafricanisme. En y posant les premières fondations de leur Parlement, les jeunes délégués ont voulu ancrer leur démarche et l’échéance du 15 septembre qui en découle dans cet héritage historique.
La session d’août a été co-organisée par la Fondation de l’innovation pour la démocratie, Parliamentary Network Africa et la National Youth Authority du Ghana, avec le concours du Parlement du Ghana et d’une pluralité de partenaires institutionnels et diplomatiques. Les travaux ont bénéficié de la présence du Très Honorable Bernard Ahiafor, premier vice-président du Parlement du Ghana, d’Osman Abdulai Ayariga, CEO de la National Youth Authority, de Scyrielle Philomène Sende Etali, Administrateur Directeur Général de l’AGADEV, ainsi que de l’ambassadrice Mpule Kgetsi, ancienne Ambassadrice de la jeunesse de l’Union africaine pour la paix.















