

Les États-Unis ont annoncé, mercredi 30 avril 2026, des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Il est accusé de contribuer à l’instabilité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo. La décision a été rendue publique par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), une branche du Département du Trésor des États-Unis.
Par Irene Herman
L’annonce a été faite à travers un communiqué, l’administration américaine affirme que l’ex-chef d’État aurait apporté un soutien au M23, un groupe armé actif dans la province du Nord-Kivu. Washington l’accuse ainsi de « semer l’instabilité » dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflits.
Les sanctions prises par l’OFAC impliquent le gel de tous les avoirs que Joseph Kabila pourrait détenir aux États-Unis, ainsi qu’une interdiction pour les citoyens et entreprises américaines d’entretenir des relations financières avec lui. Ces mesures, bien que ciblées, ont souvent des répercussions plus larges en raison du rôle central du système financier américain dans les transactions internationales. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de Washington visant à faire pression sur les acteurs jugés responsables de l’insécurité dans l’est de la RDC, une région riche en ressources naturelles mais en proie à des violences récurrentes.
Depuis plusieurs années, les combats opposant l’armée congolaise à différents groupes armés, dont le M23, se sont intensifiés. Le M23, composé en grande partie d’anciens rebelles, a repris les armes en 2021 après plusieurs années d’accalmie, provoquant des déplacements massifs de populations. Kinshasa accuse régulièrement des puissances étrangères de soutenir ce groupe, ce que ces dernières démentent. L’implication présumée de figures politiques congolaises de premier plan, comme Joseph Kabila, marque toutefois une nouvelle étape dans les tensions internes.
Au moment de l’annonce, aucune réaction officielle de Joseph Kabila n’avait été rendue publique. Les autorités congolaises, de leur côté, n’ont pas immédiatement commenté la décision américaine. Ces sanctions pourraient néanmoins avoir des répercussions politiques significatives en RDC, où l’ancien président continue de jouer un rôle influent sur la scène nationale.















